JERICOACOARA, oui c’est bien ainsi que cela s’écrit. Tout
petit au bord de l’océan immense, cocotiers, sable blanc, ce petit village
n’est relié par aucune route asphaltée. Pour y arriver, depuis Fortaleza,
distante de 280 Km, nous avons mis
presque la journée.
Au départ, le bus a pris déjà presque 1h30 de retard. Après
cinq heures de route on arrive à Jijoca d’où un camion bus tout-terrain nous
emmène vers notre but.
Une heure de chemins cahotants sur la latérite ou dans
le sable, à travers plantations de cocotiers, mangroves, dunes, plages,
passages de lagunes et de bras de mer. Chouette et finalement pas plus lent que
certaines lignes de train en Europe.
Le nom du village signifierait « l’endroit où les
crocos dorment au soleil » ; je me propose d’honorer ce nom, mais à
l’ombre.
D’abord la pousada, à portée de ballon de l’océan, toute en
blanc, orange et jaune avec beaucoup de bois et des hamacs ; tout invite
au repos.
Ici, tout est calme, circulation automobile interdite,
hormis quelques motos et buggys limités à 20 Km/h. Les quatre rues et ruelles
sont de sable. Pas besoin de chaussure.
Toutes mènent à la plage, dominée par une immense dune aux
courbes sensuelles. A marée basse les baïnes accueillent de gentilles baignades
alors que plus loin, c’est le royaume des bons nageurs, du kite et tous autres surfeurs.
Tandis que tout s’agite (un peu), les bateaux se reposent au
bord de l’eau.
Pas que les bateaux pour faire la sieste.
Quand le soir vient, retour de plage, une maman douche son
enfant près du puits ; les seaux d’eau douce lui tombent sur la tête et il
aime cela, le garnement !
Le soleil pense à aller se coucher alors qu’il n’est que six
heures, et il le fait du côté de la mer, ce qui, en Amérique, est unique sur la
côte Atlantique.
Une dernière activité réclame toute notre attention car l’heure est
douce et il ne faut pas la gâcher.
Hé, pas encore bronzés, les Titimeûtis?
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