Comment parcourir 100 Km en une demi-journée ?
Nous sommes à Mangue Seco, qu’on ne peut quitter qu’en
traversant le fleuve. Donc traversée à 14h pour attraper le bus de 15h pour
Estancia et là sauter dans un autre bus
vers la capitale d’état Aracajù.
Bon, on traverse donc en une dizaine de minutes ; sur
le bateau, on nous dit que le bus est à 15h30 –bah, qu’à cela ne tienne.
Arrivés de l’autre côté, nous apprenons que le bus est à 17h.
Bof, on prend une cerveja (ou deux) pour
patienter.
Un bus se pointe ; on le prend et après moultes détours
par des quartiers retirés du village, il fonce dans la campagne et nous dépose
à son terminal où nous apprenons que nous venons de croiser le minibus que nous
devions prendre pour Estancia. La nuit
commence à tomber et pas envie de loger dans ce trou perdu. Un taxi veut bien
nous emmener mais nous devrions nous entasser à cinq passagers, plus les
bagages et le conducteur, dans une Polo déglinguée.
Finalement, un gars propose de nous conduire
directement à Aracajù pour une somme assez modique.
Ouf !
A quatre dans une Corsa avec deux valises et quatre sac à
dos ça le fait quand même ; quoique le débrayage soit un peu capricieux,
la suspension fatiguée et le plancher vibrant à chaque casse-vitesse.
Finalement, on arrive à destination ; la ville est
tellement laide qu’on va au quartier des plages où nous trouvons un hôtel un
peu minable. Il est tard ; on fera avec.
Au bord de l'eau, les plaisirs simples
Et un tilapia ultra frais du fleuve; miam...
Quoi de mieux qu’une bonne bière entre copains : la bière dans le corps et le corps dans l’eau.
Quelques villages squelettiques s’égrènent au long de la route.
Au retour, le ciel rougeoie ; les champs de canne flambent
et répandent dans l’air des effluves de cachaça. En effet on brûle la canne afin
d’en faciliter la récolte. Mais quel désastre écologique et puis quelle perte
de matière végétale. Tout ça pour produire du sucre et de l’éthanol
(carburant).
Un beau samedi à la plage, qui est immense et bondée aux
meilleurs endroits.
Seul dans le vaste monde pour vendre quelques cannettes
Le vendeur de maïs vert; ça se grignote chaud et c'est sucré. Bon faut aussi avoir le bon chapeau
Le vendeur de raquettes pour jouer à la baballe
Le vendeur de paréos se fait une pause G
Les vendeurs sont là.
Les athlètes aussi.
Allez les filles, assez papoté, on va à l’eau !
Pas belle la vie, seuls au monde malgré la foule ?
A la soirée « forro », on porte le coquet chapeau paysan, en cuir le chapeau mignon.
A la soirée « forro », on porte le coquet chapeau paysan, en cuir le chapeau mignon.
Détails de la vie.
c'est sympa ce blog, on va pouvoir vous suivre.
RépondreSupprimerA bientot
M & B